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    July 29

    Chapitre 23 : 8 juin – 30 juillet : La Martinique et Sainte-Lucie

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    Dimanche 8 juin, nous mouillons près du port du Marin, le temps de débarquer l’annexe, et… qui retrouvons nous ? Toc toc toc nous faisons sur la coque ! C’est nous ! Surprise ! Nous retrouvons Mary et Michel, nos amis de « Lascar », rencontrés aux Canaries et retrouvés au Cap Vert. Ils ont posé la pioche en Martinique le temps de refaire la caisse de bord. Mary est juste en vacances cette semaine, cela tombe bien, elle se demandait quel pourrait être son programme de la semaine ! Nous louons une voiture et faisons le tour de l’île pendant quelques jours. De 80 kms dans sa plus grande longueur et d’à peine 40 pour sa largeur, aucun point n’est distant de plus de 12 kms de la mer ! Lorsque l’on pense à la Martinique, la première image qui nous vient en tête est sûrement ses plages paradisiaques de sable blanc et ses cocotiers… En effet elles sont bien là, et on ne se gêne pas pour profiter des eaux turquoises des Salines à Saint-Anne. La Martinique c’est aussi des paysages verdoyants côtoyant d’autres plus arides, d’immenses champs de bananiers et des côtes rocheuses nous rappelant parfois nos côtes bretonnes travaillées par la mer et le vent. La presqu’île de Caravelle, la Montagne pelée, St-Pierre, Fort-de-France, la Pointe du Bout, l’Anse d’Arlet, le Diamant, Sainte-Luce… nous découvrons l’île en petit sauts de puce, sans oublier un arrêt dans une distillerie de rhum ! 

    Lundi 16 juin, c’est demain l’anniversaire de Laurent… Nous reprenons la mer pour quelques heures et mouillons sur l’île voisine, Sainte-Lucie. Laurent rêvait pour son anniversaire d’activités comme se baigner, plonger, faire de la planche, se détendre… C’est un rêve réalisé agrémenté d’un gâteau d’anniversaire et de 29 bougies ! Nous quittons Rodney Bay le lendemain et retrouvons Gérard à Marigot Bay un ami que je n’ai pas revu depuis six ans ! Le bateau est amarré au ponton accolé au restaurant « JJ ». C’est surprenant de boire une bière et manger une glace dans un resto tout en pouvant toucher son bateau ! Gérard travaille à Marigot-Bay depuis quelques temps, il emmène les touristes à bord de son mini-bus pour des excursions dans l’île. Nous profitons du voyage et visitons des sites comme la Soufrière, de magnifiques jardins botaniques, des sources d’eaux chaudes… Les paysages terrestres de Sainte-Lucie et ses fonds marins nous ont beaucoup plu, le seul point noir est cette étiquette de « touriste » sur le front que nous gardons forcément si on reste peu de temps.

    De retour en Martinique, nous retrouvons « All the colours », le voilier d’une famille australienne et leurs trois enfants, rencontrés en Guyane, une famille comme on aime en rencontrer sur sa route…, une famille que nous sommes ravis d’apprendre à connaître davantage autour de petits dîners. Nous prenons le temps de bien amarrer le bateau dans la mangrove, près du port du Marin. Initialement, nous voulions descendre sur Trinidad, y laisser le bateau à l’abri pendant la saison des cyclones et rentrer tous les deux en France pour revoir nos familles et nos proches. Finalement pour des questions de coût de billets d’avion et rassurés par le trou à cyclone du Marin, nous choisissons de rester en Martinique. Mais nous rentrerons en décalé, préférant une présence constante sur le bateau. Près de nous, quelques bateaux qui comme nous ont choisi ce lieu pour passer la saison, comme le voilier Fanny et leurs trois petits loups, Julia, Titouan et Lou, avec qui on prend toujours plaisir à jouer et se baigner !

    Samedi 28 juin, Laurent s’envole pour la métropole... Pendant ce mois d’absence, mes journées s’agrémentent de bricolage, nettoyage et couture à bord, réparations de voiles, baignade, internet, repas et apéros entre bateaux voisins surtout Lascar avec Mary et Michel, lecture, écriture... et puis quelques anecdotes et péripéties, comme le vols de nos sacs dans les douches de la capitainerie avec ordinateur, papiers, argent, téléphone, appareil-photos... Branle-bas de combat sur le port du Marin, mais tout fut retrouve par miracle ainsi que les voleurs même si forcement ils continuent de nier… Enfin le principal est qu’on ait tout retrouve ! Dans la série vols, nous avons eu droit au vol de notre essence de moteur d’annexe, alors que celle-ci était tranquillement amarrée à un ponton le temps de faire quelques courses. Quelques jours plus tard s’ajoute le vol de la housse de mon capot moteur, que je venais de coudre sur mesure deux jours avant… Enfin… pourtant on se sent en sécurité au Marin, mais leçon à retenir, cadenassez tout et n’emmenez avec soi que ce que vous acceptez de vous faire voler. Autre anecdote plus heureuse, la trouvaille d’un chiot de 2-3 mois que Mary découvre abandonné près du resto où elle travaille, mais après deux jours de garde et de quête d’un nouveau maitre, on a pu lui trouver une famille d accueil ! Celui-ci aura eu de la chance, mais parait-il que c’est un gros problème en Martinique. Pourtant la stérilisation des femelles est gratuite, mais beaucoup de gens ne le font pas, et les chiots sont abandonnés. Certaines personnes me disent même en avoir déjà retrouvé dans les poubelles ! Cela m’exaspère !! Dernière petite anecdote, notre retour à la nage avec Mary trainant notre annexe derrière nous à cause de… euh j’ai un peu honte de le dire une panne d’essence ! Oui, c’est de ma faute, je n’ai pas vérifié ce qu’il me restait en partant sachant que j’en avais ajouté la veille ! Mais pour ma défense, s’il n’y avait pas ses histoires de vols, je remplirais davantage ma nourrice !  Enfin, comme vous voyez mes journées sont parfois animées...

    Mardi 29 juillet, l’écriture de ce carnet de bord rejoint le présent. Le bateau est fin prêt, mon sac aussi. Mary a pris sa journée de congé de demain. Mon avion est le soir, mais ainsi nous pourrons profiter pleinement de cette dernière journée. Au programme balade au Tour des Yoles (une course annuelle de yoles rondes très connue en Martinique), sûrement baignade et puis… la suite s’écrira plus tard !