Hélène's profileLe voyage de Mandragore ...PhotosBlogListsMore ![]() | Help |
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June 26 chap 4 : 14 juin 2007, départ du port de Noirmoutier1er mai 2007, Laurent a posé sa démission fin janvier, ses trois mois de préavis sont écoulés. Les rotations en mer au large de l’Afrique de l’Ouest pour payer plus vite notre bateau ne sont bientôt que du passé. Pour ma part, je quitte mon travail à la Chaloupe (à regret oui, mais il parait qu’on ne peut pas tout faire dans la vie ! et puis je reviendrai quand même cet été aider l’équipe au moment des Régates !). Nous pouvons à présent nous consacrer à temps plein aux derniers préparatifs, et non des moindres. Il nous reste encore beaucoup de travail, mais si nous maintenons un rythme intense chaque jour, nous espérons être dans les temps et quitter le port à la grande marée de juin. Nous nous répartissons le travail, derniers aménagements intérieurs, couture des voiles, révision du moteur, fin d’installation du matériel… 10 juin : Histoire de fêter notre départ, un pot avec les proches de Noirmoutier serait sympa ! Oui, mais lorsque je veux proposer quelque chose, je vois que des choses sont déjà en train de s’organiser en douce avec des petites surprises là-dessous ! Hélène, t’occupe ! Tu invites juste les personnes dont tu as envie ! Les amis de la Chaloupe ont tout prévu, même un barbecue sardines et saucisses grillées, mmmh ! Et, surprise ! plusieurs personnes de Voiles et Voilages sont là grâce aux gentilles manigances de Nicole ! Visites répétées du bateau, un repas qui ne s’achève qu’en bon milieu d’après-midi, bonne ambiance… Encore merci à toutes les personnes présentes pour la cagnotte qui nous permettra notamment d’acheter un deuxième vélo pliable ! 14 juin, il nous reste encore quelques points, mais nous pourrons les achever depuis le mouillage du Bois de la Chaise. Marée haute prévue à 16h40. Moteur en marche dès 14h, le bateau flotte à 15, il ne nous reste plus qu’à larguer les amarres. Déjà ! voilà, c’est fait, déjà le bateau s’éloigne du quai, déjà il longe le chenal et quitte le port en quelques minutes. Je n’ai finalement pas eu le temps de réaliser que c’était un départ, j’ai à peine eu le temps de dire au revoir. Finalement c’est peut-être mieux, cela ressemble moins à un départ. Une page se ferme, une nouvelle s’ouvre… chap 3 : 16 septembre 2006, notre mariage à Noirmoutier, puis lune de miel en Bretagne sud à bord de MandragoreLe premier jour de notre venue avec le bateau à Noirmoutier, le 10 octobre 2005, après l’amarrage de Mandragore sur le quai, nous remercions ceux qui nous ont aidés autour d’un pot à bord et leur annonçons dans la discussion que nous comptons nous marier le 12 août prochain… Qu’avions nous dit là ? – Vous n’y parviendrez pas, c’est en plein cœur des Régates du Bois de la Chaise, juste le week-end le plus chargé de l’année. Toute l’île est occupée, vous ne trouverez aucun hébergement, aucun lieu pour inviter vos convives ! – En effet, nous avons rapidement décalé la date au 16 septembre 2006. Bonne franquette, mariage à l’église de la Guérinière, photo de groupe sur la plage, apéro-barbecue sur le port près du bateau, paëlla géante pour les 280 invités à la Boîte à sel. Et le lendemain, un bon pique-nique et baignade sur la plage de la Vendette. Quelques jours plus tard, nous quittons le port de Noirmoutier pour une lune de miel, tout simplement d’île en île en Bretagne sud à bord de notre Mandragore. Certes, nous avions déjà pu découvrir le comportement du bateau en mer lorsque nous l’avions ramené entre Nivillac et Noirmoutier, mais cette fois-ci nous apprenons davantage à le connaître. Il nous reste encore pas mal de travaux à effectuer, mais nous pouvons déjà bien en profiter et vaquer chaque jour d’un mouillage ou d’un port à l’autre, l’île d’Yeu, Groix, le Golfe du Morbihan, Belle-Île… chap 2 : octobre 2005 - juin 2007, la restauration de Mandragore se poursuit à NoirmoutierPourquoi Noirmoutier ? Laurent y a de nombreuses attaches. Il n’y a pourtant jamais vécu à l’année, mais lorsque nous nous sommes rencontrés et que je lui ai demandé « d’où viens-tu ? », il m’a tout simplement répondu « Difficile à dire, car j’ai été amené à souvent bouger, mais s’il y a bien un lieu qui m’accompagne depuis mon enfance, c’est l’île de Noirmoutier ! ». De nombreuses attaches y sont gravées, une maison de famille, toutes ses vacances, et beaucoup d’heures passées sur les eaux entourant cette île ! Pour ma part, je ne connaissais pas, ma famille est principalement sarthoise, mes parents sont agriculteurs mais je l’ai définitivement adoptée. Le milieu maritime a finalement beaucoup de liens avec celui de la terre, l’amour de la nature, de l’espace, des plaisirs simples. Vivre sur cette île à l’année me plait beaucoup, et correspond, je crois, à ma personnalité. Etre sur une île tout en étant relié au continent par le pont, être sur un lieu proche de la nature tout en étant relié à la ville si besoin. Je termine mon mémoire de stage, le présente en décembre 2005, tout en cherchant du travail. Il faut que l’un de nous reste près du bateau, Laurent gagnera davantage à l’étranger dans son domaine, il part donc régulièrement pour des missions d'installations sous-marines de six à huit semaines au large de l'Afrique de l'Ouest. Pour ma part, j’ai une proposition en coopération décentralisée à Nantes, lorsque l’association « La Chaloupe » (cf site www.lachaloupe.org ), association de protection du patrimoine maritime, située à trois mètres du bateau, me propose de rejoindre leur équipe et de travailler comme assistante chargée de mission avec Marc Tourneux. Les aider à organiser les Régates du Bois de la Chaise me plait beaucoup. De plus, Marc m’évoque l’idée d’un programme de développement à Madagascar, la construction d’une goélette servant de navette médicale et de transport de sel. Tout cela me plait ! et en plus je n’ai même pas à prévoir de temps de trajet pour aller au travail le matin ! Ce n’est pas rêvé tout ça ! Pour couronner le tout, l’ambiance y est excellente, ce n’est pas pour leur envoyer des fleurs, mais que ce petit mot soit aussi l’occasion de vous adresser un grand merci pour votre gentillesse, votre convivialité, votre constante bonne humeur ! Cette année à Noirmoutier m’aura réellement beaucoup marquée, et permis de rencontrer au fil de ces deux ans bientôt, des gens exceptionnels ! Mandragore trouve donc sa place près de l’atelier de la Chaloupe, soit à couple du « Martroger » ou du « Tahora ». Ci-après, le vieux port de Noirmoutier, Mandragore contre le quai, toutes les six heures… marée haute et marée basse ! Mandragrore vu du ciel. Nous sommes situés à mi-chemin du chenal sur la rive sud. Jetez un oeil dans le chapitre 2 de l'album photos, vous y verrez : Le carré -vu de la coursive, de la cabine avant, ou encore depuis la cuisine ! Etat des travaux en janvier 2006-, la cuisine -au fond à droite, puis vue d'un peu plus près, avant la pose des portes sur les équipées... Etat des travaux en mars 2006-, la salle de bain -Etat des travaux en janvier 2006. Initialement, il n'y avait pas de salle de bain, ou disons plutôt il n'y en avait plus. Les anciens propriétaires avaient gardé des toilettes dans la cabine arrière, et pour la douche... au jet sur le pont ! Cet endroit était réservé pour un lit bébé-, et enfin la cabine avant, où nous hébergerons nos invités, et puis bien sûr elle nous sera utile lorsque la famille s'agrandira... Nous y avons refait isolation, lambris, peinture, rangements, coussins…chap 1 : octobre 2004, découverte et restauration du bateau au chantier Folleux dans le MorbihanOctobre 2004 : Nous parcourons les annonces, les chantiers, les ports… à la recherche du bateau qui nous correspond, soit un voilier monocoque, gréé en ketch, coque acier, dans les 12m, et surtout dans nos prix ! Jusqu’au jour où… Le jour commence à baisser, nous avons déjà visité pas mal de chantiers sur la côte sud Bretagne, nous terminons par celui de Folleux, à Nivillac, près de la Roche Bernard. Il y a parait-il de bonnes affaires par là. Nous tombons sous le charme de ce grand bateau noir, visible depuis l’extérieur alors que Yann, s’apprête à fermer le portail. – Ce bateau, il est à vendre ? – Non, il appartient à mon patron. C’est lui qui l’a construit, il a beaucoup navigué, certains jours il dit qu’il ferait mieux de le vendre, il ne naviguera plus avec comme avant. Mais à chaque fois qu’il a eu des propositions, il n’a jamais voulu, il n’arrivera jamais à le vendre, il y est trop attaché ! Enfin, je peux lui en parler. » - Merci, voici nos coordonnées, tenez-nous au courant ! » Bien sûr, Jean-Yves n’a jamais rappelé, nous avons donc insisté. Un rendez-vous fut accepté. Retour au chantier Folleux. La phase test commence. Le rdv eut lieu à 14h, Jean-Yves termine de manger. Nous discutons, discutons… Quatre heures se passent… c’est bon, nous grimpons ensemble l’échelle pour monter à bord, le feeling est passé ! Et nous ne sommes pas déçus de la visite. Jean-Yves connait si bien son bateau. C’est lui qui l’a construit avec sa femme Marino en 1978. Ils ont ainsi navigué pendant 15 ans par périodes de 5 ans, en Méditerranée, Antilles, Amérique du Sud…, sont partis avec un enfant à bord, et sont revenus avec trois, Hervelyne, Noa et Molène ! Ce bateau fait partie de la dernière génération des ferro-ciments. Un bureau d’études a travaillé sur ce nouveau procédé. Sa coque est ainsi plus légère que les ferro classiques tout en étant plus résistant. Notre projet leur plait car il ressemble à ce qu’eux-mêmes ont pu réaliser à bord de ce bateau il y a 25 ans. Le seul problème pour nous… est de pouvoir le payer tout de suite… Laurent est en CDD, pour ma part je suis encore étudiante. Il est difficile de trouver une banque qui accepte un prêt dans ces conditions. On a beau promettre que Laurent aura bientôt un CDI, et que je trouverai du travail après mes études, mais cela ne suffit pas à convaincre une banque ! En attendant, nous donnons chaque mois une petite somme à Jean-Yves. Cela ne le gêne pas, puisqu’il n’a pas forcément envie de vendre son bateau trop vite. Dans l’affaire, tout le monde est content, et cela nous permet de commencer très vite les travaux. Nous commençons par la cabine arrière. Cela nous permettra de bien dormir tout en retapant le reste du bateau. Septembre 2005, nous rentrons tous deux d’Indonésie, Laurent de son VIE, pour ma part de mon expérience en ONG. Cette fois, nous sommes prêts à nous en occuper pleinement ! 8 octobre 2005, un an après notre première venue à Nivillac, nous mettons le bateau à l’eau, devant le chantier Folleux. Il s’apprête à rejoindre son nouveau port d’attache, Noirmoutier. 1...2...3... Il flotte !!! Premiers essais dans la Vilaine en direction d’Arzal… Incipit : 30 janvier 2002, notre rencontre en Guyane et très vite le projet de réaliser ensemble un grand voyage à la voileIl est vrai, notre rencontre, notre histoire est assez étonnante… 30 janvier 2002, Laurent est arrivé depuis quelques jours en Guyane afin de réaliser son stage d’ingénieur au Centre aérospatial de Kourou. Il est en collocation avec deux autres français. Hélène, avec son amie Karen, a quitté la France depuis décembre 2001 pour un tour du Monde en sac à dos d’un an, dans le cadre de leur association « Mode Sans Frontières » Cf. site internet www.modesansfrontieres.org Notre première rencontre eut lieu lors d’une soirée chez les nouveaux colloc de Laurent. Etait-ce un signe ? Laurent avait sur ses genoux un livre, pas n’importe quel livre « La Vlimeuse », narrant l’histoire d’une famille réalisant un tour du Monde à la voile ! Nos premiers mots furent donc déjà tournés vers la mer… Nous n’avons pourtant passé que trois soirées ensemble, mais le feeling est passé, nous restons en contact par mail. Je reprends ma route avec Karen direction Brésil, Chili, Tahiti, Australie… Courrier après courrier, nous apprenons à mieux nous connaître. Très vite, Laurent devient la personne avec qui j’échange le plus de choses sur nos voyages, nos vies… Nous nous rapprochons davantage, et Laurent m’avoue qu’il a depuis des années le projet de réaliser un grand voyage à la voile, le plus tôt possible, à ses 27 ans... Je suis alors en Chine, et lui réponds par mail, pourquoi pas à 2 ! 2 septembre 2002, alors que Laurent réalise le tour de l’Espagne avec quatre copains à bord du « Cap-Horn », bateau de 6,50m construit par son grand-père, je profite d’une escale en France entre les Maldives et l’Afrique pour le rejoindre à Ibiza. C’est la première fois que nous nous revoyons après 7 mois, et le projet de réaliser un voyage à la voile tous les deux est toujours bien présent dans nos têtes… Janvier 2003 : Je rentre avec Karen de notre périple à travers le Monde. Mars – juin 2003 : Laurent repart en stage ingénieur dans un centre de recherche d’hydrodynamique des fluides mais cette fois en Australie. Aout 2004 – août 2005 : Laurent travaille en VIE en Indonésie, à Balikpapan Septembre 2004 – mai 2005 : Je finis mes études, DESS-Master « Développement, Coopération Internationale et Action Humanitaire » à la Sorbonne, Paris. Mai 2005 – septembre 2005 : Puis, stage au sein de l’ONG « Oxfam » en Indonésie |
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